Bonjour, bonjour,

 

Aujourd’hui, on se retrouve pour un article un peu spécial. En effet, je me base sur une « journée de » pour vous faire ce billet. Le 26 avril dernier se déroulait la « journée de l’asexualité ». Étant entourée de personne appartenant à la communauté LGBTQ+, je connais ce terme. Néanmoins, en abordant ce sujet dans quelques discussions, je me suis rendu compte que ce n’était pas familier à tout le monde. Je vous propose donc de vous expliquer du mieux que je peux, non sans aide, ce que c’est d’être asexuel. Je me suis mis en contact avec François, membre du bureau de l’association AVA, que je remercie chaleureusement pour le temps qu’il a consacré à mes questions *.

Être asexuel :

Être A est un diminutif d’asexuel. L’asexualité est donc souvent représenté par l’as

Commençons par une petite définition, par ce que ce n’est pas si simple. En effet, ce n’est pas une chose que vous trouverez dans le dictionnaire. J’ai cherché sur deux dictionnaires qui me semble être des références, soit le Larousse et le portail linguistique du CNRTL, et aucun ne propose une définition d' »asexuel ». Le CNRTL le fait, mais sous un point de vue biologique, lorsque l’on parle « d’animaux ou de végétaux inférieurs ». Soyons d’accord, ce n’est pas la définition que nous cherchons.

 

L’asexualité est une orientation sexuelle. Elle se traduit par le fait de ne pas être attiré par les relations sexuelles avec d’autres personnes.

Le « avec d’autres personnes » a son importance. Certains asexuels peuvent tout à fait avoir des pratiques en solo, mais ce n’est pas non plus une obligation.

Bien que cette définition soit plus claire que ce que peut nous proposer les dictionnaires, elle reste tout de même à préciser. En effet, comme pour tout n’est jamais si binaire, il y a un spectre de l’asexualité, avec différents degrés. Si vous souhaitez vous renseigner plus en profondeur sur le sujet, je vous laisse les liens des associations, comme toujours, dans la partie « sources » ainsi que l’article que j’avais déjà fait sur Pouhiou.

Pourquoi on ne connait pas ?

Comme je vous le disais en introduction, l’asexualité n’est pas un sujet qui apparaît dans beaucoup de discussion. Quand il apparaît dans une discussion, il est vite parti, car peu de monde connaît ce sujet et est capable d’en parler sans hésitation. Mais pourquoi ?

Cette orientation « viole » le précepte que « le cul, c’est la vie, que tout le monde ne cherche que ça ». Et force est de constater qu’effectivement, le sexe a une place prépondérante dans nos sociétés, du moins extérieurement.

En effet, le sexe est omniprésent dans nos sociétés. Les publicités, les films, les clips ou même les paroles de musiques contiennent toujours un rapport au sexe sous-entendu. Se retrouver indifférent face à cela, dans une société où c’est omniprésent créer un fort contraste qu’il est difficile de gommer. Ce qui ressort le plus souvent des personnes asexuelles, c’est un certain malaise en société. Il est compliqué de se trouver une place, et d’expliquer son rapport au sexe, sans se sentir jugé.

Il est donc compliqué de se reconnaître comme asexuel, dès le départ. Nous connaissons plus facilement les trois orientations sexuelles « classiques » qui sont hétéro, homo ou bi. Notons d’ailleurs que ces trois noms ont dans leur identité même ce rattachement au sexe, alors qu’ils peuvent aussi, et parfois surtout, être des termes identitaires.

Une personne asexuelle peut très bien se classifier dans homo, hétéro ou bi, mais ça ne suffira pas à se retrouver complètement : il manque la notion d’absence d’envie de relations sexuelles.

 

Et la société dans tout ça ?

L’asexualité étant peu connue, la société ne se fait pas vraiment d’image dessus. On peut demander dans la rue ce que les gens se font comme idée des homosexuels ou des hétérosexuels, ils pourront se rattacher à ce qu’ils connaissent pour tirer une pensée. J’ai essayé la même expérience avec l’asexualité. Il a d’abord fallu que j’explique à mes interlocuteurs ce qu’était exactement l’asexualité, car des définitions peu claires, mais surtout fausses étaient données çà et là. Une fois que tout était clair, la seule chose qui est ressorti, c’est : « ce n’est pas normal, ça doit être lié à un traumatisme« . Un peu comme l’homosexualité il y a 20-30 ans, l’asexualité est presque catégorisée comme une maladie, tout du moins un mal-être des personnes.

On entend très souvent cet argument du traumatisme et du « c’est pas normal ». Ce « c’est pas normal » fait écho au fait que nos sociétés véhiculent le message (et l’entretiennent) que le sexe (avec le fric) c’est le truc incontournable.

Malheureusement, les recherches scientifiques n’abordent que très peu le sujet de l’asexualité. Je pense que quand le monde scientifique se sera intéressé à la question, le commun des mortels pourra avoir plus de connaissances sur ce sujet. Je reviendrai alors mettre à jour cet article qui sera peut-être daté. En attendant, Nevermind, soyez heureux comme vous êtes, c’est le principal.

Julie.

 

*Toutes les citations présentent dans l’article sont extraites de l’échange que j’ai eu avec François, de l’association AVA. Ce sont donc ses paroles qui servent à illustrer l’article.

Sources:

Asexualité

https://asexualite.wordpress.com/

http://www.forum-asexuel.fr/

 


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