Bonjour, bonjour

Je vais commencer par vous souhaiter une très joyeuse année 2018, j’espère qu’elle sera remplie de petits bonheurs qui rendent la vie un peu plus magique chaque jour. Ces petits bonheurs peuvent être dû à une sensation de satisfaction, de devoir accompli. C’est ce que je vais essayer de réaliser encore un peu plus cette année. N’habitant plus chez mes parents, j’ai pris conscience que notre façon de consommer impact le monde dans lequel on vit. Nous avons une planète qui va mal, et malgré ce que la mèche orange américaine veut nous faire croire, le réchauffement climatique n’est pas une invention chinoise, c’est bien réel. Pour contrer cela, je suis convaincue que nos politiques ne sont pas les seuls à avoir un rôle à jouer. Nous sommes tous visiteurs de notre terre pour un court instant de vie, il est donc de notre responsabilité de ne pas la détruire complètement lors de notre passage. C’est pour cela que cette année j’ai envie de faire encore plus attention, par des gestes simples. C’est pourquoi aujourd’hui je vais partager quelques conseils avec vous, simples à mettre en place, qui peuvent aider à changer notre impact sur le monde.

Acheter de manière raisonnée :

Consommer local :

Faire attention à ce que l’on consomme passe aussi par regarder la provenance des produits. Il est toujours meilleur, pour la planète mais aussi pour votre santé etc… , de consommer des produits qui n’ont pas traversé l’Atlantique avant d’arriver chez vous. Il se monte de plus en plus des commerces tenus par des agriculteurs locaux pour qu’ils vendent leurs produits aux personnes de la région. La France à la chance d’avoir beaucoup de producteurs locaux. Avec une petite extension, l’Europe regorge de ressources, pas besoin d’aller chercher les produits à des milliers de kilomètres, là où les gens sont exploités et la nature détruite.  Concernant la provenance des produits que l’on consomme, savez-vous qu’il existe trois catégories d’œufs ? Ceci est indiqué au tout début de la référence rouge que vous trouvez sur la coquille. Ce chiffre indique le mode d’élevage : « 0 » correspond aux poules d’élevage biologique ; « 1 » signifie que la poule a été élevée en plein air ; « 2 » veut dire qu’elle a été élevée au sol, dans un hangar éclairé à la lumière artificielle et avec moins de deux mètres carré par poule ; « 3 » signifie que la poule est en cage, qu’elle vit dans un espace aussi grand qu’une feuille A4. Malheureusement, ceux-là représentent 80% de la production. J’ai été surprise, mais des œufs catégorie 1 ne coûtent pas plus cher que des catégories 3.

Vous serez sûrement d’accord si je vous dis que d’acheter en paquet c’est souvent pénible. La grande surface où je fais mes courses ne propose que des fruits conditionnés par paquet de 1 kilo, le problème c’est que nous ne sommes que deux. Ce n’est donc pas rare que nous ayons à jeter des fruits qui ont attendu trop longtemps avant d’être mangé. Il y a une solution contre cela : acheter en vrac. De plus en plus de commerces ouvrent leur portes et proposent des courses dites « en vrac ». Il est donc possible de prendre uniquement la quantité de produits désirée. Si vous n’avez besoin que de 375 grammes de farines ou de 3 pommes pour votre gâteau, il est aujourd’hui possible d’aller chercher uniquement ce dont vous avez besoin.

Éviter le gaspillage :

Cette façon d’acheter n’a pas pour seul avantage d’éviter le gaspillage. En effet, elle permet aussi de réduire les déchets d’emballage. L’autre jour, j’ai acheté des madeleines, elles étaient dans un sachet pour les protéger du reste, mais quelle n’a pas été ma stupéfaction quand j’ai vu qu’elles étaient, en plus, emballées individuellement. Il n’y a aucune utilité à cela sinon contribuer à un peu plus de déchets dans nos poubelles. De la même manière, lorsque vous allez acheter vos 3 pommes, ne prenez pas de sac plastique : collez simplement l’étiquette du prix sur l’une des pommes (vous devrez la laver quoi qu’il arrive), et repartez avec vos pommes dans votre sac à dos. Il est aussi possible d’apporter son propre sac en tissu, afin d’éviter la surconsommation de plastique, et cela fonctionne aussi bien chez le pharmacien que lorsque vous allez acheter de nouveaux habits.

Le meilleur moyen d’éviter les déchets de toutes sortes, c’est d’être conscient de ce que l’on consomme. Prenez une minute pour vous demander ce que contient votre frigo, votre congélateur et vos placards à aliment sec. Maintenant que vous avez fait cela, demandez vous s’il est vraiment nécessaire que vous alliez faire des courses avec tout ce qu’il vous reste encore à manger ? Et si vous n’arrivez pas à gérer cela, faites des menus, sur une ou plusieurs semaines. De cette manière, vous saurez plus facilement ce que vous aurez à acheter pour vos repas et cela évitera un énorme gaspillage inutile.

Réapprendre à consommer :

Recycler, c’est la clé :

Admettons que vous n’ayez pas eu le choix, vous avez dû prendre un sac en plastique pour transporter vos fruits. Une fois qu’il est chez vous, il faut penser à une façon intelligente de le réutiliser, ne pas le jeter simplement à la poubelle. Un sac peut toujours être utile, pour quelque raison que cela soit. Et cette technique fonctionne pour beaucoup de choses. A Besançon, nous avons reçu la consigne que nos centres de recyclage évoluaient, nous pouvons maintenant à peu près tout recycler lorsque c’est en matière recyclable. De moins en moins de déchets dans les poubelles, et quelle place cela fait lorsque nous n’avons plus de pots de yaourt dans le sac, ni de plastique qui conditionne la nourriture. Pour savoir comment est équipée votre ville et ses centres de recyclage, il est important de se renseigner. In fine, vous descendrez beaucoup moins les poubelles, ce qui est agréable tout de même. Dans la même tranche, si vous en avez la possibilité, il est utile de composter vos déchets alimentaires. Et vous n’avez pas besoin d’être en maison avec un jardin pour cela, j’ai au pied de mon immeuble un bac de compostage utile pour tous, grâce à l’association Trivial’Compost .

Bannir ce qui est toxique :

Son nom parle de lui-même, si c’est toxique, ce n’est pas seulement la planète qui souffre, mais vous aussi. Tous ces détergents que nous utilisons pour faire un brin de ménage sont plus dangereux que vous n’imaginez. De plus, ils sont facilement remplaçables. J’ai changé mon détergent pour laver le sol contre un peu de bicarbonate de soude dans de l’eau chaude. Le résultat est le même sur mon sol, à la seule différence que le bicarbonate de soude est naturel. Pareil pour les détachants et les pulvérisateurs nettoyants n’importe quelle surface, un peu de savon noir fait très bien l’affaire. Le jour où quelque chose est vraiment incrustée, un peu de vinaigre blanc pour décaper un peu tout ça et hop ! le tour est joué. C’est simple à faire !

Prendre de nouvelles habitudes :

Enfin, il est simple de prendre de nouvelles habitudes rapides à réaliser, mais qui change les choses au bout du compte. Par exemple, si vous débrancher votre chargeur à chaque fois que vous ne l’utilisez pas, c’est autant la planète et votre facture d’électricité qui vous dira merci. En effet, à partir du moment ou un appareil est branché dans une prise, il consomme. C’est aussi simple que cela. Donc si vous prenez l’habitude de débrancher votre chargeur en même temps que votre téléphone ou votre ordinateur, cela vous sera doublement utile.

Il ne faut pas penser que quelque chose est insurmontable. Lire les étiquettes est faisable, et je dirais même nécessaire pour bien consommer. Mais il ne faut pas s’en faire un objectif à atteindre en une journée. Cela peut, et doit, prendre du temps. Si vous souhaitez réellement comprendre, il faut y revenir plusieurs fois, l’important c’est de la faire progressivement. Par exemple, je souhaite retirer de mes étagères n’importe quel produit comprenant des graisses ou des substances animales. Je sais que je dois regarder dans la composition s’il y a de l’huile de phoque ou de l’huile de foie de requin (étiqueté comme « squalene »). Et cela je ne le fais pas sur un coup de tête, tout sur une journée. Non, je prends plutôt une ou deux étiquettes, chaque jour, lorsque je me brosse les dents, par exemple. Une fois que j’ai trouvé un cosmétique convenable, je sais qu’il est bon, et l’inverse fonctionne aussi. Cela est le même processus pour les produits alimentaires.

Si cela vous parait énorme à accomplir, je peux vous promettre que non. Si moi, étudiante sans énormément de revenu, j’en suis capable, alors vous l’êtes aussi ! Il faut juste prendre le taureau par les cornes, avoir la volonté de faire changer les choses à notre niveau. Mais surtout, il ne faut pas tout mélanger et faire étape par étape. Quoi que vous décidiez, souvenez vous que ce que vous faites aujourd’hui aura un impact sur la vie de vos enfants et de vos petits-enfants. Si vous, vous ne serez plus là pour le voir, eux seront là pour le subir. Donc Nevermind que ça prenne un peu de temps, on en est tous capable et on a tous un rôle à jouer.

Julie.


Articles similaires

Reflexion

Heureux sans sexe : être asexuel

Bonjour, bonjour,   Aujourd’hui, on se retrouve pour un article un peu spécial. En effet, je me base sur une « journée de » pour vous faire ce billet. Le 26 avril dernier se déroulait la « journée Lire la suite…

Reflexion

Si nous oublions tout et que nous recommencions ?

Bonjour, bonjour, Aujourd’hui, je vous retrouve pour partager avec vous une réflexion qui s’est installée en moi il y a quelque temps. Que se passerait-il si nous oublions tout, ainsi que notre histoire, et que Lire la suite…

Reflexion

Expression, d’où viens tu : « Un temps de chien »

Bonjour, bonjour, La langues française, et ces dérivés en patois, regorge d’expression qui viennent ponctuer le langage. On les utilises, parfois sans même en connaître vraiment le sens. Dans le cas où vous savez ce Lire la suite…